Des vitraux de l'ancienne chapelle d'Auch ont été retrouvés au Qatar. Ils ornent désormais la nouvelle cathédrale de Doha.
On peut dire que ces vitraux d'une ancienne chapelle du Gers ont fait du chemin. A leur recherche depuis quelques mois, l'historien Jacques Lapart a retrouvé la trace de ces ornements dans la toute neuve cathédrale de Doha, la capitale du Qatar. "Il y a sur ces vitraux quelques blasons d'archevêques d'Auch que j'ai authentifiés via les archives diocésaines. Ce que me confirme l'un de mes anciens élèves, séminariste Rome, très fort en héraldique (étude des armoiries et des blasons) : il précise que d'autres blasons correspondent des familles gersoises d'Ursulines qui ont payé les vitraux lors de la construction de la chapelle vers 1870 " explique-t-il dans La Dépêche.
Une fierté du patrimoine culturel du Gers
Ces vitraux ont disparu en 1976, lorsque la chapelle d'Auch a été démolie en raison d'une menace d'écroulement. Grandes fiertés du patrimoine culturel gersois, ils ont été fabriqués par Emile Hirsh, ancien élève d'Eugène Delacroix et grand maître verrier parisien au XIXe siècle. Cet orfèvre a également été chargé de la restauration des vitraux des cathédrales de Chartres et de La Rochelle, des églises Saint-Séverin et Saint-Thomas d'Aquin Paris. Appelé Auch par Viollet-le-Duc dans le cadre de travaux de restauration de la cathédrale, Émile Hirsch y a séjourné la fin des années 1860. C'est ce moment-l que la congrégation des Ursulines lui a commandé l'ensemble des vitraux de leur chapelle en construction.
Consacrée le 24 juin 1873 par Mgr de Langalerie (dont on retrouve le blason sur l'un des vitraux de Doha), la chapelle est désacralisée peu après 1905 et a servi alors de gymnase aux jeunes filles du collège Carnot situé proximité. Sauf que la vétusté du bâtiment a provoqué sa démolition pour raisons de sécurité en 1976.
Disparus pendant plus (...)